La djihadiste française Emilie König arrêtée en Syrie explique être «bien traitée» par les forces kurdes

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Maquillée, piercing au nez, et vêtue d’un sweat à capuche rose, la première djihadiste française à avoir été placée par l’ONU sur la liste noire des combattants les plus dangereux de Daesh, s’exprime en arabe. Elle détaille le chemin qu’elle a pris pour se rendre en Syrie en 2012 et se confie sur ses conditions de détention dans le Kurdistan syrien.

 

« Depuis mon arrestation, j’ai pas vu de problème, on m’a toujours traitée correctement », affirme par exemple celle qui a eu trois enfants sur place. Après l’avoir eu au téléphone, sa mère avait expliqué le 2 janvier dernier dans les colonnes de Ouest France qu’ Emilie König avait été « interrogée et torturée » dans un camp kurde à la suite de son arrestation. Elle n’a « rien vu de tel » pour l’instant, répond-elle.

Ils m’ont donné « une couverture, un lit, de la nourriture, un manteau 

La djihadiste fait d’ailleurs référence à cette interview et déclare : « Je lui ai expliqué que j’avais peur » car Emilie König avait « entendu les femmes de Daesh dire qu’il y avait beaucoup d’injustices, que les (combattants kurdes) YPG tapaient ». Dans cette interview dont les séquences sont « montées », la Française poursuit en précisant que les YPG lui ont donné « une couverture, un lit, de la nourriture, un manteau » et ne lui auraient posé que quelques questions, pris des photos et ses empreintes digitales.

 

Elle ne voit pas « de différences » entre la procédure judiciaire dont elle est l’objet sur place par rapport à ce qu’elle aurait été en France. La femme raconte en outre comment elle a rencontré son premier mari Ibrahim sur Skype avant de le rejoindre en Syrie en passant par la Turquie en 2012. Impossible pour l’heure de vérifier si ces propos ont été tenus sous la contrainte.

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