Les exoplanètes du système Trappist-1 seraient riches en eau !

Les sept mondes qui orbitent autour de la naine rouge confirment leur statut de laboratoire privilégié pour la recherche de la vie hors de notre système solaire.

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C’est un système planétaire qui n’a décidément pas fini de faire parler de lui ! Il y a un an, une équipe scientifique internationale, impliquant de nombreux chercheurs français, révèle la présence d’un exceptionnel cortège de sept planètes (b, c, d, e, f, g et h) en orbite autour de l’étoile naine rouge Trappist-1. Présentées dans la célèbre revue Nature, toutes affichent une masse proche de celle de la Terre. En réalité, la découverte de trois d’entre elles, relatée par Le Point.fr, remonte déjà à mai 2016. Dès le départ, les astronomes nous confient leur sensation d’avoir déniché là, dans la constellation du Verseau, à seulement 40 années-lumière de notre planète, une perle pour la recherche de la vie hors du système solaire. Leur intuition est bel et bien en train de se confirmer !

En effet, l’architecture très particulière du système de Trappist-1, où les orbites des planètes sont en résonance les unes avec les autres, permet de contraindre la masse de ces corps. Or, on en connaît déjà la taille puisque la méthode utilisée pour les détecter, dite des transits, consiste à mesurer la baisse de luminosité engendrée par le passage d’une planète devant son astre, c’est-à-dire schématiquement d’un disque devant un autre. Grâce à ces deux informations, les scientifiques peuvent en déduire une troisième, capitale : leur densité.

 

Jusqu’à 5 % d’eau !

Ces nouvelles données, combinées aux modèles de composition des planètes, suggèrent que ces mondes sont largement rocheux mais surtout loin d’être stériles. En effet, ces planètes paraissent aussi composées de matière volatile, et donc très probablement d’eau, en quantité significative et parfois même supérieure à celle présente sur Terre (jusqu’à 5 % contre 0,02 % pour notre planète). C’est du moins ce qu’estime une équipe scientifique pilotée par Simon Grimm de l’université de Berne, en Suisse, qui vient de publier deux nouvelles études sur le système planétaire de Trappist-1 dans les revues Astronomy & Astrophysics et Nature Astronomy, la première portant sur la composition des planètes et la seconde sur leurs atmosphères.

Dans le détail, d’après leurs conclusions, les planètes intérieures du système – celles qui sont les plus proches de leur étoile –, Trappist-1b et c, sont vraisemblablement composées d’un noyau rocheux et entourées d’une atmosphère de vapeur plus épaisse que celle de la Terre. Trappist-1d est, quant à elle, la moins massive – moins d’un tiers de la masse de la Terre. Les scientifiques n’en savent cependant pas beaucoup plus puisqu’ils ne sont pas parvenus à déterminer avec certitude si elle possédait une atmosphère étendue, un océan ou une couche de glace en surface.

De son côté, Trappist-1e a une densité voisine de celle de notre planète qui laisse à penser qu’elle est dotée, comme elle, d’un noyau de fer, même si les chercheurs ne s’expliquent pas bien pourquoi elle serait ainsi plus rocheuse encore que les autres. Quoi qu’il en soit, elle est, tant en termes de taille ou de densité que d’irradiation en provenance de son étoile, la plus semblable à notre Terre. Enfin, Trappist-1f, g et h, les plus éloignées de leur étoile, seraient probablement recouvertes d’une couche de glace. Voilà une première ébauche de portrait d’un système planétaire autre que le nôtre. Et ce n’est qu’un début, car à la lumière de ces derniers éléments, il semble évident que Trappist-1 et ses planètes vont rester une cible de choix pour les astronomes dans les années à venir.

La source CHLOÉ DURAND-PARENTI
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