Ces djihadistes français prisonniers en Irak et en Syrie

REPORTAGE - Mélina Boughedir, une Française de 27 ans, doit être jugée ce dimanche à Bagdad. Elle risque la peine de mort par pendaison. Comme elle, ils sont plusieurs centaines de Français, hommes et femmes avec leurs enfants, à être détenus dans des camps dans le nord de la Syrie.

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Mélina Boughedir est rejugée ce dimanche à Bagdad pour «terrorisme, complicité de terrorisme et non-dénonciation de crimes terroristes».

Cette Française de 27 ans risque la peine de mort par pendaison. Son cas est devenu emblématique de l’histoire du djihadisme en famille. Une histoire de haine et de violence fracassée par la chute de l’État islamique. S’ils ne sont qu’une poignée en Irak, ils sont plusieurs centaines de Français, hommes et femmes avec leurs enfants, à être détenus dans des camps dans le nord de la Syrie.

En Irak, pays qui connaît une période de paix inédite et fragile, ils sont emprisonnés et jugés, selon des procédures imparfaites, par une justice d’État. En Syrie, nation disloquée par la guerre, règne le flou tant sur leur incarcération que sur leurs perspectives judiciaires.

Mélina Boughedir s’est rendue aux forces antiterroristes irakiennes en juillet 2017 en sortant indemne avec ses quatre enfants des décombres de la vieille ville de Mossoul.

Son mari, Maximilien Thibaut, un Français de souche converti à l’islam radical, est porté disparu. Il appartenait au dernier carré des djihadistes qui combattaient jusqu’à la mort dans les ruelles de la capitale déchue de l’État islamique.

La source lefigaro
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